Un lieutenant de la Légion étrangère a été mis en examen hier pour "actes de torture et de barbarie ayant entraîner la mort sans intention de la donner" et placé en détention dans l'enquête sur la mort d'un légionnaire à Djibouti le 5 mai, a-t-on appris aujourd'hui auprès de son avocat.
Ce légionnaire slovaque du 2e régiment étranger de parachutistes (Rep), était décédé le 5 mai au cours d'un exercice à Djibouti, à la suite de coups répétés infligés par des gradés pour le contraindre à courir en pleine chaleur.
Le parquet avait ouvert le 19 novembre une information judiciaire, instruite au tribunal aux armées de Paris, pour "actes de torture et de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner" et "violation de consignes".
Me Pierre-Olivier Lambert, avocat du lieutenant mis en examen, a dénoncé dans ce placement en détention "une décision ignoble qui constitue une sorte de pré-jugement et met à mal la présomption d'innocence". Il a précisé qu'il comptait faire appel de cette mise en examen et du placement en détention provisoire. Selon lui, "la hiérarchie de (son) client, un saint-cyrien entré dans la Légion il y a environ trois ans, l'a complètement lâché".
Trois légionnaires ont été radiés de l'armée "pour actes de violences" à la suite de cette affaire et un quatrième militaire impliqué pourrait faire l'objet de sanctions similaires et être prochainement radié des cadres de l'armée, avait annoncé le 18 novembre le service de presse de l'armée de terre.
Source: http://www.lefigaro.fr
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vendredi 5 décembre 2008
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Bonjour,
RépondreSupprimer"l' armée de terre souhaite marque le coup". En d'autres termes faire un exemple. Tous ceux ayant servi en régiment para ou légion savent qu'en prendre dans la gueule ça n'arrive pas qu'aux autres, cette fois ça s'est mal fini. Mais je souhaite rappeler certaines choses concernant le contexte parcequ'à force d'entendre condamner le Lieut on a l'impression qu'il n'y a plus d'analyse:
- La manœuvre s'est passé juste après la commémoration de Camerone, donc les gars n'étaient pas frais (qui a ordonné un exercice juste après? - Le colon, pas le Lieutenant.
- Il faisait exceptionnellement chaud
- Le légionnaire concerné était loin d'être physiquement fort
La fatigue, la chaleur, un légionnaire pas super résistant; voilà le contexte qui, à mon avis, explique beaucoup. Là dessus, quelques baffes et une insolation (qui soit dit en passant peut vous arriver en vacances sur la côte d'azur) et l'organisme du Légionnaire n'a plus supporté.
On est loin de l'exécution que certains journaux (type canard enchainé) présentent dans le but de cracher encore un peu sur l'armée...
Une vraie question se pose sur le sujet qui nous intéresse. Pourquoi la mort du légionnaire Tvarusko a été soigneusement camouflée ? Qui avait l'intérêt? L’armée? La Légion étrangère? Les officiers?
RépondreSupprimerEn fait dans le périodique « Képi blanc » la mort du légionnaire n’a pas été évoquée. Est-ce un simple oublie ou une action préméditée? Or, pour ceux qui ne savent peut être pas, chaque mort dans les rangs de la Légion étrangère est signalé par les biais du magazine « KB ».
Une question : pourquoi pas cette fois-ci?
Je suis d'accord avec tanis, même si les coups ne sont pas louables, il ne faut pas oublier de prendre d'autres facteurs en compte (chaleur, état de santé du légionnaire)...
RépondreSupprimerDe plus je trouve un peu hypocrite de condamner des coups juste lors qu'il y a mort d'homme, alors qu'on sait pertinemment que cette méthode est fréquente dans les rangs de l'armée.
Et puis, qu'est ce qui justifie l'emprisonnement prématuré du lieutenant, alors que celui ci a reconnu les faits, et n'a pas cherché à s'enfuir, et que le procès n'a pas encore eu lieu.
J'avoue que j'ai un peu de mal à comprendre le déroulement de cette affaire..
Sans le moindre doute l'incarcération du lieutenant c'est l'absurde. Cet emprisonnement le place dans une mauvaise posture pour la suite de l'instruction et du procès.
RépondreSupprimerJe suis tout a fait d'accord avec TANIS. Il semble y a voir un manque de recul sur les circonstances. On accuse avant de connaitre toutes les circonstances qui sont certainement plus complexes qu'il n'y parait.
RépondreSupprimerL'incarcération du lieutenant 6 mois parès les faits semble stupide. Si l'intéressé avit voulu fuire il l'aurait fait. Or il a toujours coopéré. Il y a un déni de justice.
Sévérino
Je suis d'accord qu'après six mois cette incarcération est infortune.
RépondreSupprimerQue fait l'armée? Les grands chefs mettent leurs têtes dans le sable?
comment se fait il que le sergent et les deux caporaux ont déjà étaient jugé, es ce que le jugement d'un lieutenant est plus dificile, on essaie peut être de gagner du temps pour lui trouver des circonstances atténuantes, de ce fait il y a des passes droits, pourquoi un jugement aussi rapide pour les militaires déjà radiés par ce malheureux évènement, à expliquer aux lecteurs la différence dans le jugement de ces différentes catégories de personnel n'oublions pas qu'un chef était responsable de ces hommes et que ce n'était pas sur un théatre dangereux, et un de ses hommes en est mort alors soyons réglo un chef qui pert un homme en situation de calme ne doit pas aller plus loin dans sa carrière sinon combien en laissera t'il dans une situation de crise si son jugement reste aussi stérile.
RépondreSupprimerQu'il soit exclu de l'armée paraît en effet assez logique. Mais la question et, pourquoi une détention "préventive" aussi longue, et pourquoi autant de temps après les faits ? je ne suis pas sûr que ce soit une chance ou un passe droit d'être jugé et inquieté après les autres ! Maintenant tout se joue sur lui.
RépondreSupprimerDans ce genre de cas, il ne faut pas entrer dans le contexte militaire, sinon cela fausse tout.
RépondreSupprimerLes faits sont là: un légionnaire en position de faiblesse, un chef qui lui refuse de l'eau. Peu importe qu'il y ait eu Camerone, que le slovaque ne fût soi-disant pas le meilleur élément, que le Capitaine n'aurait pas dû faire une manoeuvre après Camerone. Ce qui est jugé est la mort d'un soldat qui aurait pu être sauvé par son lieutenant DIRECTEMENT. Les responsabilités des capitaines, sergents, etc, c'est la sauce interne de l'armée. Je connais trop de St Cyriens pour savoir qu'ils ont une morgue insupportable à la sortie d'Ecole. Que la solidarité de la promo comme des supérieurs (Cyrards aussi) est puante. Mais là encore c'est de l'accessoire. Les faits sont là: le lieutenant est responsable. Maintenant est-ce barbarie ou homicide involontaire sans intention de donner la mort, aux juges de faire leur travail.